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On a tous notre petite liste de films qui "veulent dire quelque chose". En tout cas, je le crois. Nul besoin d'être cinéphile. Dans une conversation entre amis ou même entre collègues la question des "bons films" survient très vite, c'est bien la preuve que le cinéma tient une place privilégiée dans le coeur des gens. Pour moi aussi, mais pas plus que n'importe qui d'autre.Pour chaque film, vous trouverez le titre français et éventuellement le titre original. Je ne prétends à aucune science en matière cinématographique. Aussi ai-je mis un lien vers la base IMDB sur chaque titre, si vous voulez en savoir plus.Aucun ordre précis, juste dans l'ordre où c'est venu un soir, dans le train.Jamais le futur n'a paru autrement plus désuet, pernicieusement totalitaire, injuste et illusoire, technocratique et surtout... si réaliste. Probablement mon film préféré. Un enchantement, des frissons, la poésie, Juliette Binoche, Denis Lavant, Piccoli et Hugo Pratt ! Comment ne pas être contaminé par ce film ? Si vous voulez en reprendre une petite dose, suivez cet excellent lien, dans lequel vous trouverez des extraits sonores des inoubliables dialogues signés Audiard. L'étoffe des héros (The right stuff) Chuck Yeager est définitivement mon héros favori. Une histoire des pionniers de l'espace à la fois grandiose et dérisoire. Dans le même esprit : « Space cowboys » de Clint Eastwood en est une bonne suite. Point limite zero (Vanishing point) Vu une seule fois à la fin des années 70 à la télé, j'espère que ce désormais classique de cette époque, entre road movie, course de bagnoles et blaxplotation, ressortira un jour, que je puisse rafraîchir ma mémoire. Plus qu'un événement (le casting, la making-of, la mort de Kubrick avant la sortie du film, la censure...), un grand film, probablement celui qui restera dans quelques décennies lorsque l'on évoquera l'année 99. Podalidès est le seul actuellement à rendre Versailles et les versaillais sympathiques. Espérons qu'ils sauront lui ériger rapidement une statue.. ou donner son nom à une de ses gares. Notez que ce film peut donner goût au football au pire des réfractaires à ce jeu. Les déboires de Jean de Dieu, maître glacier de Lisbonne qui a deux passions : la qualité de ses produits et les jeunes adolescentes. C'est drôle, sensible et sensuel. Et totalement, gentiment décalé. Le seul Buñuel que je me souvienne avoir vu. Bien que considéré par certains comme un peu convenu, le cheminement de cette bourgeoise (Catherine Deneuve) dans la perversion est troublant. 2001, l'odyssée de l'espace (2001, a space odyssey) Quand je l'ai vu, vers 1977, la moitié de la salle n'est pas revenue à la fin de l'entracte au milieu du film. Maintenant, je guette les infos à la radio. On est en 2001, où est le monolithe ? HAL sera t-il chargé avec Windows 2000 ? Qui va reprendre la navette PanAm pour desservir la station orbitale internationale ? Le cabinet du docteur Caligari Fascinant, irracontable. Un objet cinématographique rare et précieux. Nosferatu ne m'a pas fait le même effet, bien qu'il soit à voir. Steve Mc Queen, Faye Dunaway, Michel Legrand, une certaine partie d'échecs... se méfier des imitations récentes et déjà oubliées. Escale à New York (On the town) Une comédie qui nous rappelle qu'il fut un temps où Hollywood savait produire des films à grand spectacle qui savaient enchanter, provoquer, susciter des talents (premier film de Stanley Donen), sans violence, sans effets faciles, sans pétasse siliconée, sans produits dérivés ! Bis. Avec en plus une mise en abîme : une histoire révisée des balbutiements du cinéma parlant. Plus que « Alien », ce film est pour moi ze film de Ridley Scott et un chef d'oeuvre tout court. Traite satiriquement de sujets qui m'intéressent le plus : la vie sociale contemporaine, l'architecture moderne, la communication... Tout cela a peut être vieilli, mais le charme agit toujours. La nostalgie, déjà présente dans le film, bonifie l'oeuvre avec le recul. Passant régulièrement dans le vieux Saint-Maur, je m'attends toujours à le croiser, prêt à échanger un salut. La leçon de piano (The piano) Voici un film qui aurait pu tourner au pire mélo. Un hymne à la liberté, à l'émancipation par l'art et par l'amour. C'est beau. Mon John Woo préféré, bien qu'en France on lui préfère généralement « The killer » pour ses références à Melville. Ces films constituent un genre à eux seuls, dont la trame est l'amitié, la trahison, le dépassement, l'excès, le gunfight, mais aussi une certaine mièvrerie emphatique qui fait parfois ricaner. Il faut laisser pas mal d'a priori en entrant dans la salle. Et surtout : éviter les V.F. ! De Melville, justement. Qui ne l'a pas vu au moins 3 fois ? Qui n'est pas prêt à le revoir ? Sans télé depuis quelques années, il commence à me manquer. Encore un Melville que tout le monde a vu. Moi, pas assez encore ! Date de l'époque où le cinéma français luttait encore sur le même terrain que le ciné ricain : le polar. Mais on sent dans ce film que l'on arrive au bout du genre. C'est un pastiche de qualité (Lautner-Audiard, encore une bonne fois), agrémenté d'une dose de mode 1967 (le hit « Requiem pour un con », la Matra, etc.). Coup de coeur (One from the heart) Echec commercial pour Coppola, merveilleux film musical pour certains. Musique inoubliable de Tom Waits, voix de Cristal Gayle, apparition de Nastassja Kinski en acrobate... Vous ne l'avez pas vu et c'est tant pis pour vous, maintenant je crains qu'il faille attendre le décès de l'auteur pour espérer le voir ressortir. Un film beau et cru, qui raconte une Amérique telle qu'elle n'aime pas se montrer. Un film qui peut faire planer autant que flipper. « Peter Sellers is James Bond, David Niven is J.B., Woody Allen is J.B., Ursula Andress is J.B. » mais il y a aussi (de mémoire) : Charles Boyer, J.P. Belmondo, Orson Welles ! Vous ne me croyez pas ? Consultez la fiche IMDB, vous y trouverez encore John Huston ! Courez le voir dès que possible ! En plus, j'ai eu la chance de voir la bande-annonce. A faire défaillir Austin Powers ! One two three (Ein, zwei, drei) J'ai rarement ri autant dans un film ! Un sujet original : les déboires familiaux et professionnels du directeur de l'usine Coca-Cola à Berlin (James Cagney), quelques jours avant l'érection du triste mur. Billy Wilder signe un chef-d'oeuvre d'un genre non répertorié, mais majeur dans l'après-guerre : la comédie américaine en ambiance européenne. Dans le même genre (moins comique, mais aussi bien mené), cette histoire de butin mafieux et de meurtres en série n'est qu'un prétexte à nous faire craquer pour le duo Cary Grant - Audrey Hepburn. Encore une réussite de Stanley Donen. Une vierge sur canapé (Sex and the single girl) Un film jubilatoire et divertissant, qui fait une allusion furtive au rôle de Tony Curtis dans « Certains l'aiment chaud », dans une scène où en habits de femme, il est confondu avec Jack Lemmon ! Avec notamment Henri Fonda, Lauren Bacall et une délirante poursuite automobile. Je l'ai vu récemment. Comment avais-je pu vivre sans connaître ce joyau ? A ma grande surprise, c'est un film plein de tendresse et d'humour et moins dramatique que l'image que l'on en donne habituellement. Le grand sommeil. (The big sleep) On ne comprend pas grand-chose à la première vision, mais comme on finit par lire Chandler et qu'on y retourne, cela devient un avantage à la longue ! Idem pour : Le faucon maltais, Key Largo, Le port de l'angoisse... La folle ingénue. (Cluny Brown) Le film qui m'a fait découvrir à 17 ans à la fois Lubitsch et la modernité de ces vieilles comédies « américaines ». Du même Lubitsch, en 1940. Vous remplacez « petites annonces » par « mail » ou « chat » et vous avez une romance à la mode (« Vous avez un message »), mais en bien mieux ! Pas convaincus ? Allez : James Stewart y est au meilleur de sa forme. L'impossible monsieur bébé (bringing up baby) Encore un film gentiment déjanté, d'avant-guerre et avec Cary Grant et Katharine Hepburn. On n'en fait plus des spectacles comm' ça ma pauv' dam'. L'empire des sens (ai no corrida) J'ai du le voir à 17 ou 18 ans, ce genre de rituel sexuel mortifère vous marque à vie. Et que c'est beau ! Revu récemment. Emouvant, intrigant, voire dérangeant. Un des plus beaux castings féminins des dernières décennies et un Charles Denner inoubliable. Encore fallait-il y penser et oser faire ce film de chansons en play-back ! Fait par un jeune homme de 70 ans : Alain Resnais. Assisté d'un duo désormais célèbre (voir ci-dessous). Un film et des personnages attachants. Bacri et Jaoui au top. Mais aussi Anne Alvaro, Chabat et Lanvin. Le nouveau classicisme du cinéma français des années 2000 ? ...est l'empathie. Remarquablement interprété par Albert Dupontel. Tout le monde se retrouve quelque part dans ce film. Beau, intéressant et émouvant. De plus, il faut lire le livre. Un délire créatif du même Dupontel, dans un tout autre registre, toujours entre hilarité et dépression. Le film qui m'a fait découvrir Luchini et donc un genre : le « film avec Luchini », qui ne laisse pas indifférent. Dans le genre sus-nommé, probablement le meilleur à ce jour. La scène dans laquelle Sandrine Kiberlain explique à Luchini que son nouvel amant la sodomise, elle, est désormais un classique. Eh les gars, je suis presque entré dans l'Interceptor !!! La vraie, celle avec le hayon arrière découpé et lesté de 2 jerricans. Elle avait pas mal servi pour M.M. II (une autre a été détruite). Le fusil scié n'y était pas, mais je me demande s'il n'y avait pas encore des cartouches à l'intérieur ! Pour le film, la Mustang Shelby n'était pas d'origine. Et le metteur en scène a refusé à Steve Mc Queen de conduire dans les fameuses scènes de poursuite, parce qu'un bon pilote ne sait pas forcément mettre la voiture en travers à chaque virage coin de rue comme le veut la règle hollywoodienne. Avec Jean Yanne, Dufilho et Mireille Darc, un polar américain vraiment poilant porté très fidèlement à l'écran. Un film américain à la française, c'est à dire avec des diams, des gangsters, des voitures de police, des girls dénudées, des bootleggers, des battues dans des bayous (camarguais ?). Vu en 71 dans un drive-in marseillais. Ca vous marque à vie. Un film qui mériterait un peu de culte. D'après un non moins jouissif polar de Charles Williams. Un jour sans fin (Groundhog Day) Une des rares bonnes et originales comédies américaines réalisées depuis les années 70. Scénario et interprétation au top. Un régal. Dans la peau de John Malkovitch (Being John Malkovitch) Hallucinant... Encore une expérience et plutôt loufoque ! Un film très original. * : je n'ai pas trouvé de page IMDB ou de site dédié à ce film... quelqu'un peut-il m'aider à trouver un lien intéressant ou tout simplement le titre original, si le film n'est pas français. Autre page ciné : la bande-annonce de Psychose en exclu insenses.org ! |