Une nouvelle tendance : la fin de la gratuité
Le constat
Les auteurs de sites qui veulent s'assurer la meilleure notoriété possible et leur pérennité, que ne peut pas garantir un hébergement gratuit, se tournent vers les hébergeurs payants.
Un autre grand motif de rejet du "gratuit" est l'envahissement de la pub, qui agace autant les auteurs que les visiteurs. Certes, il y a free.fr, mais combien de temps cet hébergeur restera-t-il "libre", sachant que cette prestation n'est qu'un "plus produit" de l'activité de ce fournisseur d'accès.
Donc la grande tendance, pour les auteurs de sites est à payer l'hébergement et là, malheureusement, certains en ont eu pour cher, mal informés qu'ils étaient. Dans le cas de la vidéo, des webcams et autres gouffres à bits, les premières factures ont dû êtres salées pour certains... Ce n'est pas notre cas, rassurez-vous.
Conséquence directe : il faut essayer de rentrer dans ses frais pour les uns, alors les autres entrent dans la spirale du semi-professionnalisme. Ce que l'on connaît depuis 3-4 ans aux USA se met en place ici depuis 1 ou 2 ans.
Sans être experts en la matière, on sent que certains et surtout certaines aimeraient faire de leur vie intime ou fantasmagorique leur principale source de revenus. Il faut reconnaître que les impôts et les formalités réduisent fortement la "créativité", l'"esprit d'entreprise" et surtout la marge opérationnelle de ces start-ups de l'érotisme, seul marché à résister à toutes les vagues, même celles d'attentats.
Ajoutons qu'en France, le business a déjà été prospecté (miné ?) par des professionnels, bien décidés à recruter, encadrer et à mettre sur le marché plein de petites "amatrices" de 18-25 ans, selon un business-model calqué sur celui de la prostitution.
Bref : la libre-entreprise n'est pas dans l'internet X français ce qu'elle a pu être ailleurs.
Et les artistes ?
Ils ont les mêmes problèmes que ceux qui veulent ouvrir leur boudoir au monde entier, surtout s'ils s'expriment en multimedia ou pire, en vidéo ou en streaming.
Comme il faut pouvoir financer un matériel qui ne tombe pas toujours du camion, l'artiste pourrait essayer de financer son art en faisant payer un accès "privé", comme pour un site X. Faut être gonflé : peu d'internautes sont prêts à payer pour de l'art qui ne soit pas cochon.
Un précurseur...
A notre connaissance, un seul site web s'est réellement lancé, c'est celui des désormais célèbres et toujours adorables Mathilde et Marie. En effet, celles-ci proposent, contre une somme de 100 F, un droit d'accès "à vie" à une section réservée. Les visiteurs payants sont considérés plus comme des "sponsors" que des "membres" (terme qui fait bien penser à "hommes" et surtout à "glands", ce qui va mieux avec les sites X).
Nous avons pris notre accès payant dès que nous avons été au courant, on passe par un système de paiement qui impose évidemment d'entrer ses coordonnées CB via une liaison "sécurisée", nous n'avons peur de rien ;).
On a fait très fort : on a payé, reçu la confirmation de paiement et... perdu le mot de passe !!! Heureusement, elles nous ont entre-temps fourni un nouveau mot de passe (merci les filles). Elles ont prévu d'autres modes de paiement, mais on n'a pas demandé lesquels. De vraies pros.
Et ça donne quoi, une fois "pétrifiés" ? Eheh, on ne vous en dira pas grand-chose. En tout cas, on ne regrette pas et en plus pour le prix de 2 billets de ciné, on a le plaisir de subventionner 2 jeunes artistes et d'avoir accès à un contenu inédit.
Home-tv
On ne reviendra pas sur les webcams, qui pour le moment ne sont pas à classer dans les tendances artistiques. On attend l'avènement d'un art du détournement, comme cela s'est produit pour tous les media.
Le seul cas digne d'être cité est celui de Marie-Anne. Elle a commencé par tenir un journal vidéo quotidien pendant toute l'année 2000. Il y a de tout dans ces 365 mini-métrages, ça plait pas mal à Carole. Des trucs de fille. La qualité technique a beaucoup progressé en cours d'année.
Pour 2001, elle fait partie du programme de clicvision, site plutôt coquin et destiné à amener les visiteurs... à télécharger un kit de connexion pour avoir accès à certaines des séquences de notre Miss Trash. Ce site vaut autant pour ses prestations que par celles de son voisin, le fameux Jean-Louis 2000.
D'autres approches
Nous n'en connaissons pas encore beaucoup à vous relater.
Sauf qu'il est intéressant de suivre l'évolution de ce qui au départ était un "petit" site : Bonobo. C'est au premier coup d'oeil un site artistique comme il en existe beaucoup désormais, sauf que, vous l'avez compris, les artistes et les créateurs s'intéressent fortement à l'érotisme. A leur manière.
Il faut aller au Bonobo club pour avoir accès à un contenu plus "adulte", qui n'est encore qu'une charmante façade. Il faut savoir s'y arrêter et apprécier le contenu vraiment original et riche de cette étape.
Eh oui, il y a un autre niveau dans ce site : l'intérieur du club. Pour y accéder, il vous faudra un passe, à demander par e-mail. Il est gratuit, ne vous en privez pas, c'est le meilleur du Bonobo ! Que du contenu vraiment original et... croustillant...
Un site qui présente le reflet de travaux qui s'expriment probablement ailleurs. Une expérience à suivre et à encourager.
Cette page est déjà obsolète
En rédigeant la page mensuelle d'octobre-novembre, nous avons trouvé des sites très personnels qui remettent en cause certaines de nos affirmations. En effet : nous avons découvert que "libertin" et "créatif" étaient des qualificatifs qui se retrouvaient de plus en plus souvent sur le web. Par ailleurs, nous avons trouvé au moins un site "de couple" qui puisse prétendre à être "expériemntal".
Par conséquent : un nouveau Marlou est déjà en préparation sur ce même sujet.
Octobre 2001 - Chris.