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Petit glossaire de la prostitution - version du 3/2/2004



Les mots et les définitions rassemblés dans ce glossaire sans prétention scientifique sont empruntés au dictionnaire d'argot Les Excentricités du langage de Lorédan Larchey, publié à Paris en 1860, à l'ouvrage de Laure Adler, La vie quotidienne dans les maisons closes 1830 - 1930, paru en 1990 chez Hachette ainsi qu'à de multiples autres sources historiques et littéraires.



Brigitte Rochelandet, en introduction à son ouvrage Les maisons closes autrefois (Genève, Minerva, 1999), explique quelle est la place de l'argot dans le monde de la prostitution et des maisons closes :

"Ce monde possède son propre langage, peu romantique, empreint d'une vulgarité crue et provocante. Ce parler pittoresque, argot de trottoir, choquait les bien-pensants, émoustillait les clients et n'était guère apprécié de la police, qui voyait en lui un code secret !

Ces expressions donnèrent lieu à de multiples dictionnaires, cherchant à comprendre étymologiquement leur sens, expliquant leur origine. Ce langage populaire faisait partie des quelques rares libertés des filles d'amour. C'était et c'est encore un élément du patrimoine littéraire ; l'histoire des maisons closes et de leurs pensionnaires ne peut se raconter sans ce langage."

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ABATTAGE : "En argot des filles, faire l'abattage signifie rechercher une clientèle nombreuse sans se soucier de la qualité. (Jean Lacassagne, 1935, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 42).


ABBAYE DE S'OFFRE-A-TOUS : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


ABBESSE, MERE ABBESSE : patronne de bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


AGENOUILLEE : prostituée. Allusion à une spécialité du métier. -- "La gracieuse X, autre agenouillée, connue par la richesse de ses écrins." Gil Blas, 27 octobre 1886.


ALLUMEUSE : dans le monde de la prostitution, synonyme de marcheuse.


ALPHONSE : proxénète. Forcément postérieur à la pièce d'Alexandre Dumas fils, Monsieur Alphonse, qui parle d'autre chose et a été créée le 26 novembre 1873. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 186.


AMANT (ou AMI) DE COEUR : Les femmes galantes nomment ainsi celui qui ne les paie pas ou celui qui les paie moins que les autres. La Physiologie de l'Amant de coeur a été faite par Marc Constantin en 1842. Au dernier siècle, on disait indifféremment Ami de coeur ou greluchon. Ce dernier n'était pas ce qu'on appelle un souteneur. Le greluchon ou ami de coeur n'était et n'est encore qu'un amant en sous-ordre auquel il coûtait parfois beaucoup pour entretenir avec une beauté à la mode de mystérieuses amours. " La demoiselle Sophie Arnould, de l'Opéra, n'a personne. Le seul Lacroix, son friseur, très-aisé dans son état, est devenu l'ami de coeur et le monsieur. " (Rapports des inspecteurs de Sartines). -- Ces deux mots avaient de l'avenir. Monsieur est toujours bien porté dans la langue de notre monde galant. Ami de coeur a détrôné le greluchon; son seul rival porte aujourd'hui le non d'Arthur.


AMBULANTE : prostituée qui fait le trottoir.

ANGLAIS : client. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


APPAREILLEUSE.


AQUATIQUE : courtisane qui tombe facilement sous le charme d'escrocs amoureux qui la plument avant de la quitter.


ARTHUR : "Quant aux Arthurs de Ces Dames." -- Delvau. Homme à prétentions galantes. -- "Un haut fonctionnaire bien connu, membre d'une académie, Arthur de soixante ans." -- De Boigne. Syn. amant ou ami de coeur, greluchon.


ATELIER : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


ATTOUCHEUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


AUTEL DE BESOIN : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


AUTRE CÔTÉ (Femme de 1') : Les étudiants de Paris appellent ainsi les lorettes habitant la rive droite, c'est-à-dire l'autre côté de la Seine (pour le quartier latin). -- "C'est Annette. C'est une femme de l'autre côté." -- Les étudiants, 1860.



BATTRE SON QUART
: pour une prostituée, faire sa promenade réglementaire, aller et venir sur le trottoir et attirer le client.

BAGASSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BAHUT : salle réservée au repos des filles, généralement sous les combles, sans confort.


BALEINE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BARBEAU, BARBILLET, BARBIQUET : proxénète. Les diminutifs ont une connotation méprisante. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


BARBILLON : Souteneur de filles (Vidocq). -- Équivalent de poisson. Voir Mac.


BARBOTTE : visite médicale pour les filles en carte, à la prison-hôpital Saint-Lazare, spécialisée dans les maladies vénériennes. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


BAZAR : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


BELLE DE NUIT.


BICHE : Lorette. -- Abréviation de biche d'Alger, synonyme populaire de chameau (voir ce mot). -- "Une biche, -- il faut bien se servir de cette désignation, puisqu'elle a conquis son droit de cité dans le dictionnaire de la vie parisienne, -- se trouvait cet été à Bade." -- Figaro, 1858. -- Forte biche: Lorette élégante. Bicherie : Monde galant. -- "Mme Marguerite V., de la haute bicherie du quartier d'Antin." -- Les Cocottes, 1864. -- Biche d'Alger. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BIDOCHARD : voir : marchand de viande, viandard, placeur.


BIFTEQUE : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BLANC DE POULET : prostituées. Voir : magasin de blanc, mangeur de blanc. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


BMC : bordel militaire de campagne. (Odette Philippon, citée par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 43)


BOBINARD : bordel.


BOC, BOCARD, BOCSIF, BOXON ou BOCSON : Mauvais cabaret, lieu de débauche. -- Vient du vieux mot boque: bouc. V. Roquefort. -- Le bouc est l'emblème de la luxure et des querelles. On disait jadis boquer pour frapper. -- "Montron, ouvre ta lourde, si tu veux que j'aboule et pionce en ton bocson." Vidocq. -- Bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


BOITE A GONZESSES, A GRUES, A PANTES : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


BONNE : elles sont généralement plusieurs. Elles aident la sous-maîtresse du bordel.


BORDEL : maison close. Forme archaïque : bourdeau, bordeau -- "Ordure amons, ordure nous assuit ; / Nous deffuyons honneur, il nous deffuit, / En ce bordeau ou tenons notre estat." François Villon. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 183. --"A cette époque remarquable [1254, réglementations de Saint Louis] par les lois répressives de la prostitution que l'on fit alors, on leur donna le nom de bordeaux [pour remplace lupanar], dérivé, suivant les uns, du mot saxon bord (maisonnette) et suivant les autres des mots français bord et eaux parce qu'ils se trouvaient presque tous sur le bord de la rivière ou dans les maisons de bains." Parent-Duchatelet, 1857. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 183.


BORDILLE : prostituée qui renseigne la police. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BOUCAN, BOUIC, BOUI-BOUI, BOUIS : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


BOUCANIERE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BOUCHERIE : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


BOUDIN : prostituée (terme péjoratif). A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BOUGE.


BOUILLI (joli petit) : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BOULANGERE : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BOURIN : prostituée qui a des qualités solides. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BOURRE DE SOIE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


BOUSIN, BOUZIN : cabaret, mauvais lieu, bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


BOUSINGOT : bousingo, ou bouzingo, ou encore bousingot, appartient au vocabulaire romantique. Le mot est emprunté à l'argot de la marine anglaise (bousin = 1o cabaret, mauvais lieu ; 2o tintamarre; 3o chapeau de marin). Ayant été employé dans le refrain d'une chanson : "nous avons fait du bouzingo", lors d'un tapage nocturne mémorable du Petit Cénacle, ce terme fut appliqué par la suite aux membres de ce dernier en raison de leur agitation et de leur débraillé vestimentaire. Eux-mêmes revendiquent le mot et décident d'une publication collective : Les Contes du Bouzingo ; seuls La Main de gloire, de Gérard de Nerval, et Onophrius Wphly, de Théophile Gautier, verront le jour. Parallèlement, le mot se retrouve employé dans une acception politique et s'applique aux étudiants révolutionnaires qui participèrent aux émeutes de février et de juin 1832. Une série d'articles leur est consacrée dans Le Figaro  (févr. 1832), faisant une assimilation un peu trop hâtive avec les Bousingots littéraires [...]. Enfin, bousingot désigne le chapeau de cuir verni, élément essentiel de la panoplie de la jeunesse romantique. © 1997 Encyclopædia Universalis.


BOUTIQUE A SURPRISES : boutique dont l'enseigne banale (masseuse, manucure, lingère, corsetière, marchande de tableaux ou de curiosités...) cache une maison de rendez-vous. J. Valmondois, Guide intime des plaisirs de Paris..., 1935, p. 127-128.


BOXON : bordel, maison close.


BRANQUIGNOLE : client. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


BRICK : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


BROCHE, BROCHET : proxénète. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 186. -- "A la Roquette, un beau matin, / Il a fait voir à ceux d'Pantin / Comment savait mourir un broche / De la Bastoche ! " Aristide Bruant.



CABRIOLEUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


CALÈGE ou CALE : Prostituée élégante, et associée à des hommes dangereux. -- "Elle vend très-cher ce que la ponante et la dossière livrent à des prix modérés. Sa toilette est plus fraîche; ses manières plus polies. Elle a pour amant un faiseur ou un escroc, tandis que les autres sont associées à un cambriolleur ou à un roulotier." -- Vidocq. -- Vient de cale, qui signifiait grisette au dix-septième siècle. -- "Gombault, qui se piquait de n'aimer qu'en bon lieu, cajolait une petite cale crasseuse." -- MELOTETallemant des Réaux. -- Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


CALICOTE : Femme fréquentant un ou plusieurs calicots. Les calicots sont des commis marchand . Mot à mot: vendeur de calicot.  -- " Clara Fontaine est une étudiante, Pomaré est une calicote. " -- Paris dansant.


CAMBROUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


CAMÉLIA , DAME AUX CAMÉLIAS : " Quand la lorette arrive à la postérité, elle change de nom et s'appelle dame aux camélias. Chacun sait que ce nom est celui d'une pièce de Dumas fils, dont le succès ne semble pas près de finir au moment où nous écrivons. " -- E. Texier, 1852.


CAMELOTE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


CAMPAGNE (Aller à la) : Être enfermée à la maison de Saint-Lazare. -- Usité parmi les filles. Aller à la campagne: " Elles ont disparu trois, quatre ou six mois. On les savait malheureuses. Elles reparaissent tout à coup plus fières et plus fringantes que jamais; elles ont été passer une saison à la campagne (dans une maison de prostitution de province). " -- Ces Dames, 1860.


CAMPEROUX : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


CARPE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


CARREAUX BROUILLÉS : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


CASSEROLE : prostituée qui renseigne la police. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


CATIN.


CAVE : client. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


CAVETTE : celle qui n'est pas pute, celle qui n'appartient pas à la pègre, c'est l'épouse du cave.


CELIBATAIRE JOYEUSE.


CHAMEAU : Femme de mauvaise vie. -- On dit aussi : Chameau d'Égypte, chameau à deux bosses, ce qui paraît une allusion a la mise en évidence de certains appas. -- " Qu'est-ce que tu dis là, concubinage ? coquine, c'est bon pour toi. A-t-on vu ce chameau d'Égypte! " -- Vidal, 1833. -- " Cette vie n'est qu'un désert, avec un chameau pour faire le voyage et du vin de Champagne pour se désaltérer. " -- F. Deriège, 1842. Syn. biche.


CHAUDIERE A BOUDINS BLANCS : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


CITE D'AMOUR : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


CLANDE : maison clandestine. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


CLANDESTINE.

CLAPIER : bordel, au Moyen Age. Mais aussi : Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 183-184.


CLAQUE, CLAC, CLAQUEBOSSE, CLAQUEDENT, CLAQUEMART : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


CLIENT.


CLILLE : client. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 50, 188.


COCOTTE : Femme galante. -- Mot à mot : courant au coq. -- On disait jadis poulette. " Mme Lacaille disait à toutes les cocottes du quartier que j'étais trop faible pour faire un bon coq. " -- 1817, Sabbat des Lurons. -- Aujourd'hui une cocotte est un embryon de lorette. -- " Les cocottes peuvent se définir ainsi: Les bohèmes du sentiment... Les misérables de la galanterie... Les prolétaires de l'amour. " -- Les Cocottes, 1864.


COLIS, COLIBARD : prostituée, dans le langage des placiers. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


COLLAGE : Liaison galante de longue durée. Se coller: Contracter un collage. -- " Julia : Qu'est-ce que va devenir Anatole? -- Amandine : Le monstre ! il est déjà collé avec Rachel. " -- Les Cocottes, 1864.


COMPLET (faire le complet) : traitement complet fait au client. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


CONDE : flic qui donne un passe-droit à une taulière. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


CONNASSE : Les femmes inscrites à la police donnent ce nom à toutes celles qui ne le sont pas.


COQUIN : proxénète. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


COUILLERE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


COURTIER, COURTIERE : syn. de placeur, placeuse (L. Taxil, La prostitution contemporaine, 1884).


COURTISANE.


COUVENT : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


CRÉATURE : -- " Pour la grande dame qui se voit enlever ses adorateurs par une grisette, cette grisette est une créature ! " -- L. Huart.


CURE DE CAMPAGNE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.



D, E, F _______________________________________ haut de page - moteur de recherche


DAIM : client. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


DAME DE COEUR.


DAME DE MAISON : patronne de bordel (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 11 citant Parent-Duchatelet).


DANDY.


DARONNE : patronne de bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


DECLASSEE : femme divorcée ou séparée avec éclat ; gouvernante étrangère qui a su se faire remarquer en promenant le bébé au jardin ; jeune fille de province qui s'est lassée de chercher un mari à sa hauteur et qui monte à Paris sans argent (1830-1870)


DEGRAFEE : courtisane vieillissante.


DEMI-CASTOR : ancienne mondaine devenue une industrielle de l'amour.


DEMI-MONDAINE ou DEMI-MONDE : Une femme demi-monde est celle qu'on appelait en 1841 une femme déchue, -- née dans un monde distingué dont elle conserve les manières sans respecter les lois. Le succès d'une pièce de Dumas fils a créé le nouveau mot. On a créé par analogie ceux de meilleur monde, et de quart de monde. -- "On écrit en toutes lettres que vous régnez sur le demi-monde. -- C'est fort désagréable pour moi." -- A. Second.


DEMI-SEL : proxénète qui ne s'investit pas totalement dans le métier. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 186.


DESCENTE DE LIT : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


DESSALEE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


DIGUE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


DOS, DOS VERT : : proxénète. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185. -- "V'là les dos, viv' les dos ! / C'est les dos, les gros, / Les beaux ! / A nous les marmites ! / Grandes et petites..." Aristide Bruant.


DOSSIÈRE : Prostituée de dernier ordre. -- Mot à mot : femme sur laquelle tout le monde peut s'asseoir : de l'expression dossière de satte : chaise de bois. V. Calège.


DOUBLARD : fille qui est délaissée pour une autre par son mac, qui n'est plus la favorite (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 36, 187. Madame... de Saint-Sulpice, p. 136).


DRAINEUR, DRAINEUSE : syn. de rabatteur, placeur (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 29).


DROMADAIRE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


DULCINÉE : Maîtresse. -- Dû à la vogue du roman de Cervantes. -- "Une mijaurée qui s'en fait accroire fait la Dulcinée du Toloso. -- Dulcinée veut dire aussi une femme galante, une donzelle." -- Dhautel, 1808.



ELARGIR : faire sortir de prison. "Il expliquait que Mémèche ayant été ramassée par la police au cours d'une rafle aux Halles, ces messieurs les habitués du Château-Rouge et protecteurs des dames auraient résolu de lui enjoindre, à lui Joris-Karl, d'intervenir en faveur de la recluse pour la faire élargir. "


ENTREMETTEUSE : celle qui "lance" les filles . Parmi elles, la proxénète du grand monde qui se fait passer pour une comtesse ou une baronne et qui recrute dans les salons. N'hésite pas à se spécialiser dans l'adultère qui se commet à son domicile. Possède un appartement somptueux, un carnet d'adresses, un registre où elle note l'identité de ses clients et un album de photographies.


EPONGEUSE DE VAGUE A L'AME : prostituée (Boudard, L'Age d'or..., p. 30).


ESSOREUSE : prostituée entre deux âges pour clientèle de bordel peu exigeante (Boudard, L'Age d'or..., p. 68).


ESSUYEUSE DE PLÂTRES : locataire des " constructions qui s'étendent derrière Notre-Dame-de-Lorette, depuis la rue Saint-Lazare jusqu'à la place Bréda, naguère encore (1840) à l'état de terrain vague, maintenant entourée de belles façades en pierres de taille, ornées de sculptures. Ces maisons, à peine achevées, furent louées à bas prix, souvent à la seule condition de garnir les fenêtres de rideaux, pour simuler la population qui manquait encore à ce quartier naissant, à de jeunes filles peu soucieuses de l'humidité des murailles, et comptant, pour les sécher, sur les flammes et les soupirs de galants de tout âge et de toute fortune. Ces locataires d'un nouveau genre, calorifères économiques à l'usage des bâtisses, reçurent, dans l'origine, des propriétaires peu reconnaissants, le surnom disgracieux, mais énergique, d'essuyeuses de plâtres. " Th. Gautier, 1845. Voir aussi Fille de plâtre.



FAIRE : Nouer une intrigue galante. -- " Est-ce qu'un homme qui a la main large peut prétendre à faire des femmes? " -- Ed. Lemoine. Dans une bouche féminine, le mot faire indique de plus une arrière- pensée de lucre. C'est l'amour uni au commerce. -- " Et toi, ma petite, où donc as-tu volé les boutons de diamant que tu as aux oreilles ? As-tu fait un prince indien ? " -- Balzac. -- " Tu as donc fait ton journaliste ? répondit Florine. -- Non, ma chère, je l'aime, répliqua Coralie. " -- Id. Faire : Faire la place, commercialement parlant. -- " De tous les points de Paris, une fille de joie accourait faire son Palais- Royal. " -- Balzac. -- " Je suis heureux d'avoir pris ce jour-ci pour faire la vallée de l'Oise. "


FARCEUSE : Femme galante. -- " Lorsqu'une farceuse voudra me séduire, je lui dirai: Impossible ! " -- Amours de Mahieu, chanson, 1832.


FAUX-POIDS : prostituée mineure non déclarée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FEMME DE MAUVAISE VIE.


FEMME DE PETITE VERTU.


FEMME DE TERRAIN : Une des sept catégories de prostituées pour Parent-Duchatelet, De la prostitution dans la ville de Paris, 1836. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187. Syn. : pierreuse.


FEMME EN COMMANDITE : femme entretenue collectivement par des amis du meilleur monde (syn. pieuvre).


FEMME ENTRETENUE : fait tous ses efforts pour ressembler à une femme élégante mais honnête


FEMME GALANTE : prostituée. Parent-Duchatelet, De la prostitution dans la ville de Paris, 1836. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FEMME LANCEE : c'est la reine des impures ; elle profite des fastes du second Empire, elle vit au jour le jour, épate par son extravagance et ne soucie pas du lendemain


FEMME LEGERE.


FEMME PUBLIQUE.


FEMME SAUVAGE : prostituée (dans les champs). Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FILLE A BARRIERE, DES BARRIERES : une des sept catégories de prostituées pour Parent-Duchatelet, De la prostitution dans la ville de Paris, 1836. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FILLE A NUMERO : prostituée de maison close. Allusion à l'obligation pour ces maisons d'avoir un numéro de rue de grande dimension au-dessus de la porte.


FILLE A PARTIES : "La fille à parties n'est qu'une prostituée en carte ou isolée, mais avec plus de formes... Si elle se fait suivre par sa tournure élégante ou par un coup d'oeil furtif, on la voit suivant son chemin, les yeux baissés, le maintien modeste; rien ne décèle sa vie déréglée. Elle s'arrête à la porte d'une maison ordinairement de belle apparence; là, elle attend son monsieur, elle s'explique ouvertement avec lui, et s'il entre dans ses vues, il est introduit dans un appartement élégant ou même riche, où l'on ne rencontre ordinairement que la dame de la maison." -- F. Bérand. Le théâtre de cette rencontre se nomme maison à parties ou maison de passe. L'acte des clientes est qualifié de passe ou passade. -- C'est un terme qui remonte au dix-huitième siècle.

Les filles ou femmes à parties reçoivent chez elles uniquement sur présentation. Elles donnent des dîners et des soirées et sont recherchées dans certaines réunions où ce qu'on nomme pudiquement "l'affranchissement des convenances ordinaires du monde" attire des hommes en quête de sensations. Les nuits, selon certains observateurs moralistes, peuvent être longues et les soirées dégénérer en orgies où ces Messalines rassasient leurs sens dans une débauche effrénée. Elles ne sont ni dépourvues d'esprit, ni d'instruction, ni de charme - Cette catégorie de prostitution est réservée à des hommes fortunés.

Une des sept catégories de prostituées pour Parent-Duchatelet, De la prostitution dans la ville de Paris, 1836. --  Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FILLE A PASSES : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FILLE A SOLDATS : Une des sept catégories de prostituées pour Parent-Duchatelet, De la prostitution dans la ville de Paris, 1836. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FILLE D'ALLEGRESSE.


FILLE D'AMOUR.


FILLE DE BEUGLANT.


FILLE DE BORDEL.


FILLE DE JOIE.


FILLE DE MARBRE : Courtisane. -- Une pièce de M. Barrière a consacré les Filles de marbre, comme celle de Dumas fils a créé les Camélias, avec cette différence toutefois que Camélia se prend en meilleure part. -- " C'est à Paris que les filles de marbre apprennent péniblement le métier qui les fait riches en une heure. " -- J. Janin.


FILLE DE NUIT.


FILLE DE NOCE.


FILLE DE PLÂTRE : Lorette. Vient du roman écrit sous ce nom par M. de Montépin, pour servir de contre-partie à la pièce des Filles de Marbre. -- " Ces femmes ne sont que des filles de plâtre. " -- 1860 les Étudiants du quartier latin.


FILLE EN CARTE : Femme à laquelle la police impose une carte de fille soumise. -- " La fille en carte est libre, peut demeurer où bon lui semble, pourvu qu'elle se présente exactement aux visites des médecins. " -- F. Béraud. Les filles en carte sont faciles à contrôler car elles sont aussi inscrites sur les registres tenus par les maisons de tolérance.


FILLE EN CIRCULATION.


FILLE FACILE.


FILLE INSOUMISE : la clandestine, celle qui n'est pas " en carte ". Voir : fille en carte.


FILLE PERDUE.


FILLE PUBLIQUE VOLEUSE : une des sept catégories de prostituées pour Parent-Duchatelet, De la prostitution dans la ville de Paris, 1836. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FILLE VENALE.


FLANELLE, FAIRE FLANELLE : Flâneur galant qui se borne, près des femmes dont l'amour se paie, à des frais de conversation. -- " Lèves-tu ce soir? -- Ah ouiche! tous rapiats. -- Et celui-là qui t'allume! -- Flanelle! " -- Lem. de Neuville.


FLIBOCHEUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FOUTINETTE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FRICARELLE : prostituée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


FRISETTE.


FROMAGE : proxénète qui ne s'investit pas totalement dans le métier. Voir aussi demi-sel. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 186.



G, H, I _______________________________________ haut de page - moteur de recherche


GAGNEUSE : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GALUPE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GALVAUDEUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GANDIN : client. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


GAULEDOUZE : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


GAUPE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GENISSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GERSE : prostituée. "Mais le p'tit Jules était d'la tierce / qui soutient la gerce..." Aristide Bruant. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GIBERNE : prostituée (pour les soldats). Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GODICHE : client. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


GONZESSE : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GOUALEUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GOULE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GOURGANDE, GOURGANDINE : prostituée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


GOUVERNANTE : équivalent de sous-maîtresse. Voir ce mot.


GRELUCHON : n'est pas ce qu'on appelle un souteneur : amant en sous-ordre auquel il coûtait parfois beaucoup pour entretenir avec une beauté à la mode de mystérieuses amours. Syn. : amant ou ami de coeur, arthur.


GRISETTE : fille naïve qui tombe amoureuse de ses amants et se fait avoir à chaque fois.


GROS NUMERO : voir : Maison à gros numéro.


GRUE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.



HARENG : Voir : maquereau, poisson.


HAUTE (La) : La partie riche de chaque classe sociale. Il y a des bourgeois de la haute, des lorettes de la haute, des voleurs de la haute. " Il y a lorette et lorette. Mlle de Saint-Pharamon était de la haute. " -- P. Féval.


HERBIERE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


HETAÏRE.


HORIZONTALE : désigne les femmes richement entretenues. Les grandes horizontales : les grandes courtisanes.


HOTU : prostituée (terme emprunté au lexique de la pêche. Le hotu est un poisson de rivière). A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


IDOLE DU TEMPLE D'AMOUR.


IMPERATRICE D'ALCÔVE.


IMPURE.



J, K, L _______________________________________ haut de page - moteur de recherche


JACQUELINE : Fille de mauvaise vie. -- On dit de même une Margot. -- " Notre Jacqueline le fouille, Empoigna la grenouille, Laissa là mon nigaud. " Chanson du jeune Picard partant pour Paris. -- Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


JAVANAIS : " La Crécy parlait le javanais, cet argot de Bréda où la syllabe va, jetée après chaque syllabe, hache pour les profanes le son et le sens des mots, idiome hiéroglyphique du monde des filles qui lui permet de se parler à l'oreille -- tout haut. " -- Goncourt. -- Ex.: Jaunet, javaunavet; jeudi, javeudavi; etc., etc.


JULES, JULOT : proxénète. Un Jules à la mie de pain n'inspire pas confiance. Un Julot-casse-croûte, un Julot-café-crème, c'est un mec qui croque du pain de fesses sur une petite échelle. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 186.



LÀ-BAS : Maison du correction de Saint-Lazare. -- " Julia à Amandine: Comme ça, cette pauvre Angèle est là-bas? -- Ne m'en parle pas. Elle était au café Coquet a prendre un grog avec Anatole. Voilà un monsieur qui passe, qui avait l'air d'un homme sérieux avec des cheveux blancs et une montre. Il lui offre une voiture, elle accepte, un cocher arrive, et... emballée! Le monsieur était un inspecteur. " -- Les Cocottes, 1864.


LAMEDÉ, LAMEFÉ : prostituée (en largonji). A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


LANTERNIER :

LARGUE : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


LIEU PUBLIC : bordel. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 183.


LIMACE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


LIONNE : prostituée sous la Restauration ou la Monarchie de Juillet.

LIPETTE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


LORETTE : La lorette (mot inventé par Roqueplan pour signifier la femme qui habite les rues avoisinant l'église Notre-Dame-de-Lorette) a absorbé, détrôné et anéanti ce qui fut la femme entretenue; car, par un sentiment anticipé du socialisme futur, elle remplaça l'entreteneur par une compagnie anonyme dont les actions font prime ou se vendent au rabais, suivant les fluctuations de la politique européenne et quelques autres circonstances." C'est peut-être le plus jeune mot de la langue française ; il a cinq ans à l'heure qu'il est (nous sommes en 1860), ni plus ni moins, l'âge des constructions qui s'étendent derrière Notre-Dame-de-Lorette, depuis la rue Saint-Lazare jusqu'à la place Bréda, naguère encore à l'état de terrain vague, maintenant entourée de belles façades en pierres de taille, ornées de sculptures.

" Ces maisons, à peine achevées, furent louées à bas prix, souvent à la seule condition de garnir les fenêtres de rideaux, pour simuler la population qui manquait encore à ce quartier naissant, à de jeunes filles peu soucieuses de l'humidité des murailles, et comptant, pour les sécher, sur les flammes et les soupirs de galants de tout âge et de toute fortune. Ces locataires d'un nouveau genre, calorifères économiques à l'usage des bâtisses, reçurent, dans l'origine, des propriétaires peu reconnaissants, le surnom disgracieux, mais énergique, d'essuyeuses de plâtres. L'appartement assaini, on donnait congé à la pauvre créature, qui peut-être y avait échangé sa fraîcheur contre des fraîcheurs.

" A force d'entendre répondre " rue Notre-Dame-de-Lorette " à la question " où demeurez-vous, où allons-nous ? " si naturelle à la fin d'un bal public, ou à la sortie d'un petit théâtre, l'idée est sans doute venue à quelque grand philosophe, sans prétention, de transporter, par un hypallage hardi, le nom du quartier à la personne, et le mot Lorette a été trouvé. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il a été lithographié pour la première fois par Gavarni, dans les légendes de ses charmants croquis, et imprimé par Nestor Roqueplan dans ses Nouvelles à la main.

" Ordinairement fille de portier, la Lorette a eu d'abord pour ambition d'être chanteuse, danseuse ou comédienne; elle a dans son bas âge tapoté quelque peu de piano, épelé les premières pages de solfège, fait quelques pliés dans une classe de danse, et déclamé une scène de tragédie, avec sa mère, qui lui donnait la réplique, lunettes sur le nez. Quelques-unes ont été plus ou moins choristes, figurantes ou marcheuses à l'Opéra ; elles ont toutes manqué d'être premiers sujets. Cela a tenu, disent-elles, aux manoeuvres d'un amant évincé ou rebuté; mais elles s'en moquent. Pour chanter, il faudrait se priver de fumer des cigares Régalia et de boire du vin de Champagne dans des verres plus grands que nature, et l'on ne pourrait, le soir, faire vis-à-vis a la reine Pomaré au bal Mabille pour une polka, mazurka ou frotteska, si l'on avait fait dans la journée les deux mille battements nécessaires pour se tenir le cou-de-pied frais. La Lorette a souvent équipage, ou tout au moins voiture. -- Parfois aussi elle n'a que des bottines suspectes, à semelles feuilletées qui sourient à l'asphalte avec une gaîté intempestive. Un jour elle nourrit son chien de blanc-manger; l'autre, elle n'a pas de quoi avoir du pain, alors elle achète de la pâte d'amandes. Elle peut se passer du nécessaire, mais non du superflu. Plus capable de caprice que la femme entretenue, moins capable d'amour que la grisette, la Lorette a compris son temps, et l'amuse comme il veut l'être; son esprit est un composé de l'argot du théâtre, du Jockey Club et de l'atelier. Gavarni lui a prêté beaucoup de mots, mais elle en a dit quelques-uns. Des moralistes, même peu sévères, la trouveraient corrompue, et pourtant, chose étrange! elle a, si l'on peut s'exprimer ainsi, l'innocence du vice. Sa conduite lui semble la plus naturelle du monde; elle trouve tout simple d'avoir une collection d'Arthurs et de tromper des protecteurs à crâne beurre frais, à gilet blanc. Elle les regarde comme une espèce faite pour solder les factures imaginaires et les lettres de change fantastiques : c'est ainsi qu'elle vit, insouciante, pleine de foi dans sa beauté, attendant une invasion de boyards, un débarquement de lords, bardés de roubles et de guinées. -- Quelques-unes font porter, de temps à autre, par leur cuisinière, cent sous à la caisse d'épargne; mais cela est traité généralement de petitesse et de précaution injurieuse à la Providence. " -- Th. Gautier, 1845.


LOUDIERE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


LOUVE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


LUPANAR : bordel. Appellation romaine utilisée jusqu'aux réglementations de Saint Louis (1254). De Lupanaria, par référence à lupa, louve = prostituée. Sera remplacé par bordel, bordeau (voir ce mot). A. Boudard, L'Age d'or..., p. 183.



M, N, O ____________________________________ haut de page - moteur de recherche


MAC, MACQUE, MAQUE, MACCHOUX : Maquereau. -- Macchoux est une corruption du mot maquereau. -- Mac et maca sont deux abréviations. -- Par un hasard singulier, la première de ces abréviations donne la clef même du mot Au moyen âge, le mot maque signifiait: vente, métier de marchand. V. Roquefort. -- De là sont venus maquillon ou maquignon et maquerel ou maquereau. Le maquereau n'est qu'un maquignon de femmes. Pendant tout le moyen âge, on a écrit maquerel ou maqueriau. Ce dix-neuvième siècle a oublié la véritable source du mot qu'il a confondu avec celui du poisson, d'où les synonymes de poisson et de barbillon. -- "Le métier de mac autrefois n'était guère exercé que par des voleurs et des mouchards... maintenant les prêtresses de Vénus Callipyge ont pour amants des jeunes gens de famille." -- 1837, Vidocq. -- "Le macque est le souteneur des filles de la plus basse classe. Presque toujours c'est un repris de justice." -- Canler, 1863. -- : proxénète. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MACA : maquerelle, patronne de bordel. "Une vieille maca : entremetteuse, femme vieillie dans le vice." 1808, Dhautel. -- Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MADAME : c'est ainsi que les filles appellent la maîtresse, la tenancière du bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MADEMOISELLE DE MONTRETOUT : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MAGASIN, MAGASIN DE BLANC, DE FESSES : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184.


MAGNEUSE : prostituée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MAISON, MAISON A GROS NUMERO : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184. -- la loi française prévoyait que le numéro de la rue devait être apposé en gros caractères sur la façade, d'où le nom de "maison à gros numéro" pour désigner les maisons closes.


MAISON A PARTIES : après la guerre de1870, les courtisanes reçoivent chez elles uniquement sur présentation. On les appelle les femmes ou les filles à parties. Ces parties se font aussi souvent à la campagne ou dans des endroits retirés et l'on peut y jouer des sommes considérables. Ces lieux sont réservés aux hommes fortunés.


MAISON A UN FRANC : le bas de gamme des bordels, à clientèle militaire. Syn. maison, taule d'abattage. (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 22.).


MAISON BANCALE : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MAISON CLOSE : appelée ainsi car ses fenêtres étaient souvent grillagées, fermées ou masquées pour empêcher les femmes de racoler en se penchant au dehors. Apparaît dans la deuxième moitié du XIXe siècle. N'est que modestement cité dans Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185. -- "De tout temps, les prostituées ont eu une tendance particulière à rester à leur fenêtre pour se mettre en vue des passants et les attirer par des signes, des gestes ou des interpellations, souvent par des mises indécentes, quelquefois même par des postures lubriques. [...] Sous l'ancienne police, il était défendu aux prostituées de rester à leur fenêtre et de faire des signes aux passants, sous peine d'être rasées et enfermées à l'hôpital.

A la fin de la Révolution, la licence était portée sous ce rapport à un point dont il est difficile de se faire une idée : non seulement les filles restaient à leur fenêtre dans un état complet de nudité, mais elles ne prenaient pas la peine de les fermer pour se livrer dans l'intérieur à tous les actes de leur métier, et cela à la vue des passants et de tous les voisins dont les fenêtres se trouvaient en face. Les maîtresses de maisons n'étaient pas plus réservées : jamais elles ne fermaient les fenêtres de leurs appartements lorsque le temps le leur permettait.

Il leur fut donc enjoint, sous des peines très sévères, de laisser leurs fenêtres constamment fermées ; plus tard, et sur l'observation qu'il fallait nécessairement aérer les chambres, on leur permit d'établir au-devant des croisées une chaîne assujettie avec un cadenas, et tenue assez longue pour qu'on pût l'entrebâiller, mais non pas l'ouvrir entièrement.

Si ce moyen contribua à diminuer le scandale, il ne le détruisit pas d'une manière complète. Chez les dames de maisons, on continuait à voir tout ce qui se passait derrière les carreaux, et les filles libres, habitant les premiers et les entresols, frappaient sans cesse à leurs carreaux, s'y montraient comme par le passé, souvent à demi nues. Celles-ci, pour être mieux reconnues, substituèrent des carreaux de la plus grande dimension aux petits vitrages qui étaient seuls employés dans les lieux qui pouvaient les recevoir.

Pour remédier à cet inconvénient, on prescrivit l'usage des rideaux ; mais si quelques filles en placèrent, elles éludèrent l'ordonnance en se tenant entre le rideau et la fenêtre.

Plus tard, on leur enjoignit de barbouiller intérieurement leurs carreaux avec du blanc de céruse ; mais quelques coups de mouchoir suffisant pour l'emporter lorsqu'il était sec, on leur imposa l'obligation de faire dépolir les carreaux, ce qui fut exécuté et maintenu avec rigueur.

Des plaintes nombreuses ont prouvé que ce dépolissage des carreaux était aussi désagréable pour les filles isolées que pour les dames de maisons : beaucoup de ces dernières ne pouvaient plus voir clair dans quelques-unes de leurs chambres ; quant aux autres, elles étaient ruinées sans ressource ; aussi se virent-elles dans la nécessité de quitter les entresols qu'elles occupaient en grand nombre depuis longtemps..." Parent-Duchatelet, 1857. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 183-184.


MAISON D'ABATTAGE, TAULE D'ABATTAGE : bordel à clientèle essentiellement militaire. "...les nanas épongeaient jusqu'à des quatre-vingt-dix clients par jour. L'horreur." (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 7). "Maison de prostitution où l'on admet les clients de qualité inférieure qui, par contre, n'ont pas le droit de se montrer exigeants. Dans les maisons closes situées dans les quartiers populaires, l'abattage se pratique surtout le samedi et le dimanche ; c'est du travail en série." (Jean Lacassagne, 1935. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 42). En 1938, il y avait à Paris douze maisons d'abattage, selon les rapports de police (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 42).


MAISON D'ILLUSION : bordel (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 7).


MAISON DE RENDEZ-VOUS : sorte de maison de tolérance. "...ouvertes à toute heure aux bourgeoises en quête de sensations, aux femmes d'employés sous-payés, aux maîtresses des Boubouroches des quartiers périphériques..." (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 38).


MAISON DE SOCIETE.


MAISON DE TOLERANCE, MAISON TOLEREE : au début du XIXe siècle, pendant la période réglementariste, la prostitution n'est pas interdite mais elle n'est que tolérée. D'où le nom d'établissements de tolérance.


MAISON FERMEE : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MAISON PUBLIQUE : : bordel. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 183.


MAISON TELLIER : bordel. Rappel de Maupassant. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MAITRESSE : tenancière de bordel, secondée par une sous-maîtresse, elle-même aidée par des bonnes.


MAMAN : patronne de bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MANGEUR DE BLANC : proxénète. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MAQUECEE, MACSEE : patronne de bordel. Charles Virmaître, Dictionnaire d'argot fin de siècle, Paris, 1894 et Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901, cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MAQUEREAU : voir : mac.


MAQUERELLE, MERE MAQUERELLE : s'occupe du recrutement des filles, dans les hôpitaux, les gares. Les filles recrutées sont des domestiques sans place, des ouvrières en tout genre, venues de leur province natale soigner quelque maladie vénérienne ou trouver une place. Rémunérée cinquante francs par fille, le maquerelle leur offre "une robe, un châle et une gratification de quatre à cinq francs par semaine pour tout le temps qu'elles ont à rester encore à l'hôpital." (Parent-Duchatelet). Voir : rabatteuse. -- Désigne aussi la patronne du bordel.


MAQUERELLAGE : faire le "métier" de maquereau ou de maquerelle (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 24).


MARCHAND DE VIANDE : voir : placeur (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 38).


MARCHANDE A LA TOILETTE : entremetteuse, celle qui "lance" les filles.


MARCHE AUX PUTES : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MARCHEUSE : "Un simple bonnet la coiffe ; sa robe est d'une couleur foncée et un tablier blanc complète ce costume. Les fonctions de la marcheuse sont d'appeler les passants à voix basse, de les engager à monter dans la maison qu'elle représente, où, d'après ses annonces banales, ils doivent trouver un choix exquis de jeunes personnes." -- Béraud. -- "Enfin arrivent les marcheuses... Elles marchent pour les filles demeurant en hôtel garni ; celles-ci n'ont qu'une chaussure et un jupon blanc Faut-il qu'elles exposent dans les boues leur unique habillement, la marcheuse affrontera pour elles les chemins fangeux." 1783, Mercier. -- Une des sept catégories de prostituées pour Parent-Duchatelet, De la prostitution dans la ville de Paris, 1836. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187. -- Voir aussi Allumeuse.


MARGOT, GOTON : "Nom fort injurieux donné à une courtisane, à une femme de mauvaise vie." -- 1808, Dhautel. -- "Nous le tenons. Nous savons où demeure sa margot." -- E. Sue. -- On dit aussi sa jacqueline. (V. ce mot). -- Dans son Vieux Cordelier, Camille Desmoulins apostrophe ainsi Hébert : "Le banquier Kocke, chez qui toi et ta Jacqueline vous passez les beaux jours de l'été."


MARGUINETON : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MARIE-CALECHE : prostituée (argot algérois). Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MARLOU, MARLOUPIN, MARLE : Souteneur. -- Corruption du vieux mot marlier : sacristain. -- Les souteneurs étaient de même appelés sacristains au dix-huitième siècle. On en trouve plus d'une preuve dans Rétif de la Bretonne. -- "Un marlou, c'est un beau jeune homme, fort, solide, sachant tirer la savate, se mettant fort bien, dansant la chahu et le cancan avec élégance, aimable auprès des filles dévouées au culte de Vénus, les soutenant dans les dangers éminents..." -- Cinquante mille voleurs de plus à Paris, Paris, 1830, in-8. -- "Par extension, on appelle marlou tout homme peu délicat avec les femmes, et même tout homme qui a mauvais genre." -- Cadol. -- proxénète. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MARMITE : Fille publique nourrissant un souteneur. -- Allusion facile à saisir. -- "Un souteneur sans sa marmite est un ouvrier sans ouvrage." -- Canler. -- Marmite de terre : Prostituée ne gagnant pas d'argent à son souteneur. -- La Marmite de fer gagne un peu plus. -- La Marmite de Cuivre rapporte beaucoup. -- (Dict. d'argot, 1844.).


MARQUE : prostituée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MARQUISE DES HAUTS TROTTOIRS.


MATRULLE : tenancière de bordel.

MAUVAIS LIEU : bordel. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 183.


MEC, MECTON : proxénète (mec : avant 1940 ; mecton : début du XXe siècle). Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185. 


MECTONNE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MENESSE : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MEQUESSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MERE CACA, MAMAN CACA : maquerelle, patronne de bordel. C. Virmaître, Dictionnaire d'argot fin de siècle, Paris, 1894, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


MICHÉ, MICHET, MICHETON : Homme payant l'amour d'une femme. -- Peut venir des vieux mots michon : sot (V. Roquefort) ou michon : argent de poche (V. Dhautel). -- "On appelle miché Quiconque va de nuit et se glisse en cachette Chez des filles d'amour, Barbe, Rose ou Fanchonnette." -- Mérard de Saint- Just, 1764. -- Dans une Protestation des Filles de Paris, 1790, nous lisons : "Ce pourfendeur de Mars avait bien affaire aussi de se présenter pour nous enlever nos michés." -- "La biche étudiante qui avait levé un michet quelconque." -- 1860, les Étudiants du Quartier latin. On disait aussi micheton : "All' me dit : Mon fiston, Étrenne ma tirelire. Je lui réponds : Ma poule, tu m' prends pour un mich'ton." -- Le Bâtonniste à la Halle, Aubert, 1813. Outre le miché proprement dit, il y a le miché sérieux et le miché de carton -- "1/ Le michet sérieux équivaut à l'entreteneur... Dans un lieu de plaisir où les femmes sont nombreuses, les jeunes gens se disent souvent, comme un mot d'ordre : Messieurs, ne parlez pas à la petite une telle, elle est ici avec son michet sérieux. Le même individu se désigne aussi par ce mot : Ponteur. Ce dernier mot, pris dans le vocabulaire des jeux, vient du verbe Ponter (V.Ponter). -- 2/ Le michet de carton est un jeune homme bien élevé, qui fréquente les femmes entretenues. Il ne va jamais coucher chez elles, sauf durant les interrègnes des michets sérieux. En tout autre cas, sa maîtresse vient chez lui. Il ne donne que des cadeaux, paie à souper, à dîner dehors, à déjeuner chez lui. Il conduit aux courses en voitures et au théâtre en petites loges de baignoires. Il ne sort point dans la rue avec les femmes. Il les salue au bois d'un petit geste." -- Cadol. -- Il y a longtemps que le carton symbolise une apparence trompeuse. Saint-Simon appelait déjà le duc du Maine un roi de carton, c'est-à-dire un roi de cartes.


MILORD : est souvent synonyme du miché sérieux décrit plus haut. Exemple : -- "Le notaire est son milord." -- Balzac


MISTOUNE : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MOME : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MONSIEUR : Entreteneur. V. Amant de coeur. -- "On ne peut pas parler à mademoiselle. Et le mosieur... n'y est pas?" -- Gavarni. -- "En argot de galanterie, le mot d'époux désigne l'entreteneur; mais il n'est pas le seul. Suivant le degré de distinction d'une femme elle dit : Mon époux, -- mon homme, -- Mon monsieur, -- mon vieux:, -- monsieur chose, -- mon amant, -- monsieur, -- ou enfin monsieur un tel. -- -- Sauf dans la haute aristocratie où l'on dit : Monsieur un tel, ce mot mon époux est général, il se dit dans toutes les classes." -- Cadol. Faire le monsieur: Trancher du maître, du fashionable. -- "Sa suffisance le fait haïr, il fait le monsieur." -- Hilpert.


MORUE DESSALEE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


MUSARDINE : Habitué femelle des Concerts-Musards, de 1858 à 1860. -- "On dit une musardine, comme jadis on disait une lorette." -- A. Second.



NON-CLASSEE : apparue dans les années 1870, c'est la veuve, la femme abandonnée. Elle ne mène pas une vie tapageuse. Elle peut aussi être l'exotique rencontrée dans certains salons de la colonie étrangère ou dans certaines pensions de famille des alentours des Champs-Elysées. (1830-1870)


NON-COTEE A L'ARGUS : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.



OGRESSE : Marchande à la toilette (Vidocq). -- Allusion à leur avidité.


OMNIBUS : Prostituée, femme se donnant à tous. "On y remarque aussi quelques femmes jeunes encore, pauvres beautés omnibus." La Maison du Lapin blanc, typ. Appert. -- Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


OUTIL DE BESOIN : Mauvais souteneur (Bailly). -- Mais aussi : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


OUVRIERE SPECIALISEE.



P, Q, R _______________________________________ haut de page - moteur de recherche


PACM (pinocumettable) : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


PAILLASSE DE CORPS-DE-GARDE : Prostituée de dernier ordre. Comme les paillasses de corps-de-garde, elles changent continuellement de coucheurs.


PAILLASSON : nom donné aux hommes qui fréquentent les filles publiques, sans néanmoins être leurs souteneurs. "Chaque soir sur l'boul'vart, ma p'tite femm' fait son trimar. Mais, si el's'porte s'l'paillasson, J'lui coup'la respiration. J'suis poisson." -- Ancienne chanson d'argot.


PAIN DE FESSES : commerce de la prostitution. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 7, 186.


PANA , PANAILLEUX : "Vieux pana se dit d'un homme avare, Laid et âgé, qui se laisse difficilement ruiner par les lorettes. Les panas s'emploient dans le Dictionnaire de la Curiosité comme exemple de tessons, de loques, de débris de toutes sortes, et ceux qui les vendent sont des panailleux." -- Champfleury.


PANTE : client. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 184, 188.


PANTHERE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


PANTURNE : Fille de mauvaises moeurs. Grandval. -- Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


PANUCHE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


PARTICULIÈRE : Fille suspecte. -- "Les mauvaises têtes du quartier qui tiraient la savate pour les particulières de la rue d'Angoulême." -- Ricard. -- "Voilà qu'un mouchard m'amène une particulière assez gentille." -- Vidal, 1833.


PARVENUE : dès le début de la Monarchie de Juillet, elle tente sa chance à Paris. Fille de théâtre, chanteuse de bastringue, danseuse des bals du samedi soir, visiteuse d'artistes. C'est une fille insouciante, jolie comme un coeur, qui aime la nuit, la danse, les rencontres (1830-1870).


PASSADE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.

PASSER DEVANT LA GLACE : "expression qui désigne l'entrée de faveur accordée, par la maîtresse de maison, à l'amant d'une fille." Goncourt, Edmond de. La Fille Elisa. Paris-Genève, Slatkine, Fleuron, 1996 (première édition : 1877), p. 123.


PENSIONNAIRE : fille qui a accepté de se plier au règlement du bordel.


PERIPATETICIENNE.


PERSILLER, CUEILLIR DU PERSIL, FAIRE SON PERSIL : Raccrocher. -- "Elles explorent les boulevarts, persillent dans les squares nouveaux, dans l'espoir d'y rencontrer des miches sérieux." -- Lynol. -- Le miché représente ici le persil indispensable au pot-au-feu de la prostitution.


PIERREUSE : "Prostituée qui, même dans sa sphère de turpitudes, est tombée au plus bas degré de l'abjection... elle cherche toujours les ténèbres... Derrière des monceaux de démolition, des tas de pierres, des restes d'édifices en ruines, elle traque l'homme que le hasard amène." -- F. Béraud. -- V. Dhautel, 1808. C'est aussi celle qui traîne vers les fortifs. -- Une des sept catégories de prostituées pour Parent-Duchatelet, De la prostitution dans la ville de Paris, 1836. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187. Voir aussi femme de terrain.


PIEUVRE : femme entretenue collectivement par des amis du meilleur monde (syn. femme en commandite)


PINCE-CUL : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


PLACEUR, PLACEUSE, PLACIER : homme qui s'occupe du recrutement des filles, soit pour les placer en maisons closes, soit pour les mettre sur le trottoir. On peut citer Paulo l'Avocat. Le placeur doit être aussi élégant que beau parleur. En 1926, il y avait à Paris une seule placeuse, Madame L., qui habitait rue du Château d'Eau. (Boudard, L'Age d'or...., p. 12, 34). "Le placeur est un maquereau d'une espèce particulière : il a plusieurs femmes qui tapinent pour lui, mais à côté de ce commerce régulier, il occupe une sorte de situation sociale qui le met au-dessus et à côté des autres macs. Il a pour fonction de fournir les bordels en femmes, et les femmes en bordels. Il est la providence des bougresses qui en ont marre de faire le dehors et des tauliers sans personnel." (René le placeur, Détective, 1937 cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 37).


POISON : Méchante femme. -- "Poison est aussi un sobriquet outrageant que l'on donne aux courtisanes les plus viles." -- 1808, Dhautel.


POISSE : : proxénète. Apocope de poisson. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


POISSON : "Jeune, beau, fort, le poisson ou barbillon est à la fois le défenseur et le valet des filles d'amour qui font le trottoir" -- Canler. Voir aussi barbillon, mac, paillasson.


PONANTE, PONISSE : Fille publique. (Vidocq, 1837). Du vieux mot ponant : Derrière. V. Fr. Michel. -- Le Ponant est le Couchant, en termes de marine. Peut-être est-on parti de là pour appeler ponante une fille qu'on voit toujours au coucher ? -- Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187. -- V. Calège.


PONTER : Payer. -- Ponteur : Voir miché.


PONTONNIÈRE : "Fille publique fréquentant le dessous des ponts." Canler. -- Prostituée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


POUFIASSE : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


POUFIASSBOURG : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


POULAILLER : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185. Mais il y a une définition plus précise dans Goncourt, Edmond de. La Fille Elisa. 1877 : "Cette chambre, appelée le poulailler, est le local misérable dans lequel la maîtresse de maison, pour économiser le velours d'Utrecht de son salon, tient ses femmes, toute la journée, en ces quartiers où l'Amour ne vient guère en visite que le soir." (p. 86. Paris-Genève, Slatkine, Fleuron, 1996.)

POULETTE : syn. cocotte.


POUPEE : Prostituée. -- "Je m'en fus rue Saint Honoré pour y trouver ma poupée." -- Vidal, 1833. -- En 1808, on disait une poupée à ressorts. V. Dhautel. -- qui deviendra pépée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


POUSSIER : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


POUTRONNE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


PRIX-DE-DIANE : prostituée très appréciée par les clients. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


PROSPER : proxénète. Popularisé par la chanson de Maurice Chevalier : "Prosper, yop la boum ! / C'est le roi du macadam(e) / Prosper, yop la boum ! / C'est le chéri de ces dames ! " A. Boudard, L'Age d'or..., p. 186.


PROSTITUEE : "Les prostituées sont aussi inévitables dans une grande agglomération d'hommes que les égouts, les voiries, les dépôts d'immondices. La conduite de l'autorité doit être la même à l'égard des uns et des autres." -- Parent-Duchâtelet. – "La prostituée est indispensable à la cité comme la poubelle à la famille." -- Docteur Saint-Paul. -- "Est prostituée toute personne qui habituellement ou occasionnellement a des relations sexuelles plus ou moins banales, moyennant paiement ou toute autre considération mercenaire... Une femme peut être une prostituée même dans le cas où elle ne serait pas notoire, où elle n'aurait jamais été arrêtée, où elle serait simultanément employée d'autre part à une occupation rémunérée." -- Flexner.


PROSTITUTION : "Un vice enfanté par l'une des passions les plus impérieuses de l'homme et auquel les progrès de la civilisation n'ont pu opposer aucun remède efficace." -- Frégier, chef de bureau de la Préfecture de Paris en 1840.


PROTÉGER : Entretenir. -- "Votre monstre d'homme protège Jenny." -- Balzac. -- Protecteur: Entreteneur.


PROXENETE.


PUTE, PUTAIN : Trivial. 1. Prostituée qui exerce son métier dans la rue ou en maison de tolérance. Synon. catin, pute. Cette Leininger, c'est du vice tout froid, tout arithmétique, que ne monte pas même le vin, enfin une prostituée sans le tempérament d'une vraie putain (Goncourt, Journal, 1875, p. 1070). Je préfère (...) les hommes qui couchent avec les putains sans faire de phrases, aux puritains qui les font enfermer sous prétexte de les relever (Vailland, Drôle de jeu, 1945, p. 112): 1.En quoi pouvaient compter ces filles "sérieuses", ces sales bourgeoises (...) auprès de cette chasse sombre à la putain, en pleine rue, en plein soleil, auprès de cette joie farouche de coucher avec tout Paris, avec ces sexes de Paris, pour un coup d'oeil, pour l'argent, pour la sincérité criante de deux cents francs donnés, d'un corps offert, d'un amour d'oiseau et d'un oubli mutuel. R. Fallet, Pigalle, 1981 [1979], p. 41. - Rare. [À propos d'un homme] [Des femmes seules] essaient d'abord de trouver des petits amis (...). Très vite elles s'aperçoivent que les garçons font semblant d'être amoureux pour mieux les gruger (...). Alors, dégoûtées, elles préfèrent avoir recours à une "putain". Elles se disent : "Au moins je le paie (...)" (Elle, 30 sept. 1974, p. 37, col. 2). Rem. S'écrit parfois p... pour atténuer la trivialité du mot: Les femmes [qui s'étaient prostituées avec l'armée allemande] furent refoulées. Elles eurent beau supplier, se jeter aux pieds des officiers, pleurer, expliquer qu'on les tuerait si elles retournaient en France. Pas besoin de p... en Allemagne! répondirent-ils. Elles furent expulsées (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 414). - Loc. diverses. Faire la putain. Synon. de se prostituer. Je passais des après-midi à bavarder avec Fortunette, vieille provençale qui avait fait longtemps la putain à Buenos-Aires (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963, p. 276). P. métaph.


PUTAIN (Fils de) : Injure à laquelle le peuple n'attache la plupart du temps aucune idée fixe. -- "J'ai entendu une poissarde dire à son fils: Petit polisson ! attends fils de putain je te ferai voir que je suis ta mère." -- 1808 Dhautel. (Note manuscrite). Miroir à putains : Garçon dépourvu de distinction mais riche de cette beauté banale qui séduit le commun des femmes.



QUART : Station d'une fille sur la voie publique; tolérée par la police de sept à onze heures du soir, elle équivaut en effet au quart des marins. -- "Je n'ai plus besoin de faire mon quart." -- Montépin.



RABATTEUR, RABATTEUSE : personne utilisée par les maîtresses des maisons closes pour recruter des prostituées. Cette activité est peu prisée mais elle permet à celles qui ne vivent plus de leurs charmes de survivre. C'est le cas de Jane B.


RACCROCHEUSE : celle qui est à la porte du bordel pour attirer le client.


RADEUSE : prostituée (de rade : bistrot). A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


REMONTE (LA) : pour les placeurs, le recrutement des filles ; pour les tauliers, l'approvisionnement en filles. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 29, 187.


REMOUDRE (ALLER EN) : tapiner plusieurs fois dans la soirée pour enfiler les passes l'une après l'autre, parce que "leurs hommes voulaient que les moulins tournent" (A. Boudard, L'Age d'or..., p. 26).


RIBAUDE : Personne débauchée. Vieille expression, encore utilisée en patois (jurassien et breton notamment).


ROUSCAILLEUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


RUTIERE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.



S, T, U _______________________________________ haut de page - moteur de recherche


SACRISTAIN : Mari de maquerelle (Vidocq). Voir marlou.


SAINT-LAGO, SAINT-LAZARE : la prison-hôpital Saint-Lazare, spécialisée dans les maladies vénériennes. -- "Quelle gaffe, le jour où elle avait écouté, à la sortie de Saint-Lago, le rabatteur quotidiennement aposté pour guetter, piper au passage les jolies filles, susceptibles d'un bon service derrière les volets clos !" (V. Margueritte, Prostituée, 1907. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 27.)


SAINT-SERAIL : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


SOEUR : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


SOULAGEUSE PROFESSIONNELLE : expression sensée mettre en valeur la respectabilité des prostituées. "Les mots de prostitution, prostituée, maison de prostitution, seront remplacées dans la suite de ce travail et dans la mesure de la clarté du texte par ceux de commerce ou service de soulagement sexuel, maison de soulagement, soulageuses professionnelles, ou dames soulageuses." (Marcel Rogeat, Moeurs et prostitution, 1935)


SOUPEUR : client de bordel qui suce le sperme contenu par le sexe d'une fille après une passe. "A l'époque où je dirigeais le 122, j'avais un soupeur qui me prenait trente à quarante foutres à chaque visite." (Fabienne Jamet, One Two Two, 1975, p. 45)


SOUS-BALLOCHE, SOUS-BROCHE : patronne de bordel. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


SOUS-MAITRESSE, SOUS-MAQUEE : elle seconde la maîtresse du bordel. Elle est elle-même aidée par des bonnes. Synonyme : gouvernante.


SPE (spécial, faire le spé) : traitement spécial fait à la demande d'un client. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.



TAPEUSE DE TAL : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


TAPINER, FAIRE LE TAPIN : racoler le client dans la rue.


TAPINEUSE : prostituée qui tapine. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


TARDERIE : prostituée. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 188.


TAUDION : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


TAULE, TOLE : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


TAULE D'ABATTAGE : voir : maison d'abattage.


TAULIER, TAULIERE : tenancier, tenancière de bordel. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


TORTUE : au sens de tordue : prostituée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


TRIMAR (Faire son) : se dit des filles qui se promènent la nuit pour raccrocher. Voir paillasson


TROTTEUSE.


TROTTOIR (Faire le) : se dit des filles inscrites qui, le soir, se promènent sur le trottoir voisin de leur logis.


TROUILLE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


TRUCSIN : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


TRUQUEUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


TURBINEUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.



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VACHE : Prostituée avachie. - Se dit aussi d'une fille un peu sotte. - "Evidemment, sur les trois ou quatre femmes qu'un julot avait en même temps, il n'y en avait bien souvent qu'une de bonne. Les autres étaient des vaches, qu'elles travaillent ou ne travaillent pas, elles n'avaient pas grand-chose dans le chou." Fabienne Jamet, One Two Two, 1975. -- Désigne aussi la patronne de bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


VACHERIE : bordel. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


VADROUILLE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


VEAU : Jeune fille de joie, condamnée au rôle futur de Vache. V. ce mot. -- "Je rencontre à la barrière Un veau (bis)." -- Chanson populaire.


VEILLEUSE : prostituée. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Pierre Guiraud, Dictionnaire historique... de la littérature érotique, 1978. Cités par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


VENUS CRAPULEUSE.


VESSIE : prostituée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


VEZOU : prostituée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


VIANDARD : voir : placeur. A. Boudard, L'Age d'or..., p. 38, 187.


VIDANGEUSE D'AMOUR.


VISITEUSE D'ARTISTES : forme de parvenue (Monarchie de Juillet)


VOLAILLE : prostituée. Boisssière, cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 187.


VOLETS VERTS : bordel. Aristide Bruant, L'Argot au XXe siècle. Dictionnaire Français-Argot. 1901. Cité par A. Boudard, L'Age d'or..., p. 185.


VUE DE MATE, DE VOYEUR : poste d'observation, dans certaines maisons de rendez-vous, pour les voyeurs. Installés dans une pièce obscure ouvrant sur un miroir sans tain, ils peuvent "assister ainsi aux ébats intimes d'un ou de plusieurs couples, tout comme un personnage invisible, mais cela coûte cher." J. Valmondois, Guide intime des plaisirs de Paris..., 1935, p. 126-127.




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