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Qui n'évoque pas sa première monture avec des trémolos dans la voix déjà chevrotante? Qui n'a jamais eu envie d'exhiber la photo du dernier engin chéri qui sommeille dans le garage? Qui n'a pas eu envie de se poser en expert devant les poireaux?
Insenses.org vous donne une possibilité de renouveler cette expérience par le biais du réseau Internet. Il suffit de nous envoyer des images au format de votre choix (si c'est trop gros, nous nous réservons le droit d'en réduire la taille), accompagné d'un texte à votre goût. Vous pouvez même affabuler, l'essentiel est dans le plaisir de consulter le document.
Chris (mise à jour : février '03)
"J'ai commencé la moto des années après avoir arrêté le Solex et avoir été effrayé par les 125 des copains les plus dégourdis et les plus gâtés par leurs parents. Je suis venu à la moto avec une idée à la fois nostalgique et un peu romantique de la moto. Mais je voulais l'utiliser dans mes déplacements quotidiens à Paris et en banlieue.
Ma première moto a été un Honda VT 500 Custom de 88, équipée pour tailler la route avec femme et bagages, le tout avec un petit côté "trans-america" qui ma procuré autant de souvenirs que de fantasmes. Ah le plaisir de voir le voyant "OD" s'affichant avec le 6eme rapport... écho à l'appel des grands espaces de bitume! Des défauts : une certaine lourdeur, une géométrie "custom" qui bride toute velléité sportive.
Ensuite, sur un coup de coeur et une bonne reprise du Honda, j'ai roulé avec l'un des premiers Yamaha SR500 de la série rétro initiée en 93. Un vrai vélo, mais qui ne muscle que le mollet droit...
Espérant d'un gromono un peu plus de caractère et cherchant une esthétique un peu plus radicale, je louchais à l'époque vers les réalisations des alsaciens de VD Classic .
J'ai finalement cédé à la nostalgie du mono sportif, dont le dernier avatar était alors le Yamaha SRX-6 ... Quelle tenue de route, quel freinage, quelle ligne!
Mais l'inconfort et le manque de maniabilité en ville ont eu raison de mon envie de libérer un moteur étouffé à l'admission et à l'échappement, j'ai par contre posé un guidon plat à la place des bracelets d'origine, modification que je recommande (pièces au catalogue VD Classic).
L'originalité du tableau de bord et la qualité générale de la finition de cette moto m'impressionnent encore .
J'ai finalement eu envie de laisser l'évocation, voire le pastiche pour passer à l'original, mais je n'avais pas le courage ni les moyens d'investir dans une Triumph, une BSA ou une Vélocette. Bref, je voulais rouler avec...
Je me suis souvenu des premières motos qui m'aient fait tourner la tête : les nerveuses japonaises 2 temps des années 65-75, qui sont encore dévalorisées de nos jours.
J'ai acquis en juillet 95 une Suzuki T250 modèle R de 1971 et me suis immédiatement aperçu que c'était la moto que j'attendais depuis longtemps : plein de caractère, simple, maniable, suffisamment performante et ... fiable. Elle a parcouru en 4 ans plus de 8000 km sans être vraiment ménagée, ce qui me permet d'évoquer cette qualité.
Passées les premières surprises post-achat (la restauration "complète" manquait un peu de finition), j'ai pu apprécier la simplicité de maintenance qui me rappelait mon Solex, le bruit inimitable et la souplesse inattendue du moteur.
Les gens sont toujours surpris d'apprendre qu'une telle moto soit capable de chatouiller les 160 (la "tonne", mythique frontière des véritables engins de sport au yeux des anglais, à l'époque de sa mise sur le marché en 1965-66 sous le label "T20"). Pour ma part, je n'ai pas réussi à passer le 150 compteur (à 8-900 tours de la zone rouge) avec ce grand guidon et environ 155 (500 tours de la zone rouge) avec un "genre bracelet".
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Depuis, je dois l'avouer... j'ai un peu viré ma cuti : après une période Vespa Cosa modèle coursier, je roule au quotidien en Vespa ET4, un engin très amusant dans Paris. Et de temps en temps, j'esssaye de ne pas trop me faire mal avec mon enduro/trail 2 temps Suzuki TS 240 (ou RH 240).
Pour rouler en duo (vite et loin, si possible), j'ai, depuis mars 2000, acquis un Triumph Legend TT 900 de 1998... Pour en savoir plus, allez aux pages qui lui sont dédiées et allez lire nos récits de balades, faits avec elle (et K'rol et Fanfou).
Le 2 temps est un genre moto méconnu, voire méprisé. Mais il n'est pas négligeable et représente aussi une voie d'avenir, aussi ai-je décidé d'utiliser le réseau pour attiser cette passion et permettre aux passionnés des 2 temps d'initier un échange d'informations, dans ces pages.
Chris - mise à jour mercredi 7 janvier 2004
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